
Déprime ou dépression ?
La « dépression », un terme devenu presque banal, si courant, qu’on le confond souvent avec la « déprime ». Un flou qui traduit bien la méconnaissance de la maladie de la dépression. Mais alors, qu’elle est la différence entre les deux termes ? Comment définir la dépression ? Les réponses.
Quoi qu’il en soit, il est tout à fait normal d’avoir des coups de blues, de se sentir triste et fatigué, d’avoir des idées noires, d’être irritable, d’avoir des insomnies ou encore une baisse de motivation de temps en temps. Pas de panique donc si cet état ne dure pas.
En effet, comme l’explique le site info-dépression.fr (créé par l’INPES et le ministère de la Santé), au cours de sa vie l’être humain expérimente toute une gamme de sentiments, du plus triste au plus optimiste. À l’intérieur de cette palette d’émotions, la tristesse, le découragement et le désespoir représentent des expériences humaines normales.
Mais attention, il ne faut pas confondre ces variations et baisses d’humeur avec les symptômes que ressentent les personnes atteintes de dépression.
C’est une véritable maladie, qui peut toucher tout le monde, à tout âge et qui se définie par des symptômes caractéristiques. Elle peut être soignée grâce à une prise en charge par des professionnels et grâce à un traitement adapté.
Une perte d’intérêt pour les activités du quotidien et autre activités autrefois appréciées (hobbies, sexe, etc.)
Une fatigue intense (cette fatigue n’est pas améliorée par le repos ou le sommeil).
A noter : ces symptômes pris isolément, ne traduisent pas forcément une dépression.
Des humeurs changeantes : en plus de l’état déprimé, la personne peut être l’objet d’autres changements émotionnels. Comme un sentiment injustifié de culpabilité, un manque de confiance en soi et d’incapacité. Certaines personnes fuiront les situations nécessitant de leur part une prise de responsabilité, de peur de mal faire.
Certains peuvent aussi devenir tendus ou irritables. Cette nervosité excessive et ce sentiment d’inutilité s’accompagnent souvent d’idées noires qui peuvent aller jusqu’à des pulsions suicidaires ;
Une difficulté à se concentrer : ces symptômes ont des conséquences sur la concentration et peuvent empêcher d’étudier et de travailler de manière efficace. Dans des cas extrêmes, des tâches anodines peuvent devenir insurmontables, avec une incapacité, par exemple, à aller travailler.
Comme Isabelle, en 2010, près de 7,5 % des Français de 15 à 85 ans (près de cinq millions de personnes) ont connu un épisode dépressif au cours de l’année. Des chiffres qui sont loin d’être en baisse aujourd’hui. D’ailleurs, dans un rapport publié en 2017, l’OMS considère la dépression comme la première cause de morbidité et d’incapacité dans le monde.
Souvent, l’entourage proche a bien du mal à pressentir l’importance de cette maladie et soupçonne plus facilement une légère déprime qu’un peu de volonté et quelques bonnes paroles permettront de surmonter…
Vous ne devez pas ressentir de craintes ou d’embarras à exposer votre état à votre médecin. Seule une connaissance de tous les symptômes lui permettra d’effectuer un diagnostic précis. Car, comme toutes les maladies, la volonté seule ne suffit pas pour en sortir. Aussi, si vous souhaitez en parler n’hésitez pas à appeler des associations ou centre d’écoute spécialisés. Ils peuvent vous aider et vous orienter vers des professionnels.